La congélation des embryons en FIV

LA CONGELATION (Programmée) des embryons est utilisée avec un certain succès depuis les années 1980.

L’intérêt majeur de la congélation est de pouvoir conserver les embryons dits « surnuméraires ». C’est à dire ceux qui n’ont pas pu être transferés immédiatement à l’etat « frais », car leur nombre etait trop important.

Celà donne donc des chances supplémentaires d’obtenir une grossesse sans avoir à refaire le traitement complet et, ainsi, de préserver les tentatives remboursables futures, puisque leur nombre est limité à quatre par enfant.

Aujourd’hui La congélation lente d’ovocytes est utilisée de moins en moins en routine.

Elle est remplacée aujourd’hui par la vitrification ovocytaire qui donne des résultats nettement meilleurs en taux de récupération après rechauffement et en taux de grossesse.


Il existe aujourd’hui un texte de loi qui règlemente la conservation des embryons congelés, en interdisant notament qu’une tentative de fécondation in vitro puisse être reprogrammée tant qu’il reste des embryons congelés appartenant au couple.

Il existe aussi une règlementation concernant l’abandon des embryons après l’arrêt définitif du projet parental.

Ces Embryons devront alors être détruits ou proposés dans des protocoles de recherche – très règlementés.



Ces textes ont été publiés au journal officiel  de la République Française et sont disponibles dans les différents centres.

la vitrification est actuellement la méthode de choix pour conserver les ovocytes ET LES EMBRYONS.

– art.fvf maj 2012 –

LA CRYO-CONSERVATION DES EMBYONS
(d’après F.arnal « 200questions, 200 réponses »)

Quel, est l’intérêt de la cryo-conservation des embryons ?

Elle permet de préserver les embryons dits « surnuméraires » qui n’ont pas été transférés lors de la tentative en cours.
Elle permet de conserver les ovocytes (vitrification) et les spermatozoïdes.

Quels sont les résultats obtenus après congélation-décongélation des embryons ?


En pratique, les 2/3 seulement des embryons congelés après 2 jours de culture retrouvent leur aspect morphologique initial et en outre leur taux de nidation est 3 fois plus faible que celui des embryons frais. Le taux de grossesses par transfert d’embryons congelés est donc d’environ 6 à 8 %.

Ces résultats médiocres s’expliquent en partie par les effets néfastes de la congélation, mais aussi par le fait que l’on transfère d’abord, lors de la tentative de FIV +/ICSI, les embryons jugés les plus viables et que ce sont donc les moins viables qui sont congelés.

Les résultats sont toutefois bien meilleurs si l’on sélectionne les embryons à congeler par la culture prolongée : ils sont plus souvent viables et la congélation-décongélation a moins d’effets néfastes à cause du nombre de leurs cellules. Cependant, la culture prolongée diminue le nombre d’embryons disponibles pour la congélation.

La durée de la conservation par le froid peut techniquement être très longue, et n’influe pas sur le taux de récupération.
Le transfert d’embryons congelés peut se faire sur un cycle spontané, si celui-ci est normal.

La congélation des embryons pose-t-elle des problèmes éthiques ou juridiques ?

Oui, dans le cas où les embryons congelés sont abandonnés ou deviennent orphelins. Les embryons surnuméraires congelés sont transférés dans les mois qui suivent la tentative s’il n’y a pas eu de grossesse après le transfert d’embryons frais ; ils sont donc très rarement abandonnés ou orphelins.


S’il y a grossesse, les embryons surnuméraires congelés sont destinés à être transférés dans un délai de 2 à 3 ans après l’issue de cette grossesse.
C’est au cours de ce délai que certains d’entres eux peuvent être abandonnés par le couple qui ne désire pas une autre grossesse ou qui se sépare.

La loi prévoit pour l’instant (car elle est révisable), s’ils sont abandonnés, qu’ils puissent être détruits (au bout d’un délai maximum de 5 ans), ou utilisés pour la recherche, avec l’accord de leurs géniteurs et de la Commission Nationale de Médecine et de Biologie de la Reproduction et du Diagnostic Prénatal, ou encore donnés à un autre couple, toujours avec l’accord des géniteurs.

D’autres peuvent être « orphelins » par suite du décès de la conjointe ou des deux membres du couple ; la loi prévoitPour l’instant qu’ils doivent alors être donnés plutôt que détruits.


Au total, ces embryons non réclamés sont peu nombreux, 1 à 5 % des embryons congelés. Mais sans la congélation, il y aurait encore plus d’embryons abandonnés : tous les embryons surnuméraires.

LA VITRIFICATION DES EMBRYONS

Cette technique plus récente que la congélation lente permet d’augmenter de façon significative la survie des embryons décongelés ainsi que leur taux d’implantation.
Elle permet aussi de conserver les ovocytes humains avec de bons résultats.