L’autoconservation des ovocytes et du sperme en France

A- Les autoconservations dans le cadre de l’AMP
Les autoconservations des gamètes au cours d’une AMP répondent à différentes situations médicales :

– Pour le sperme : absence du conjoint lors de la tentative de fécondation in vitro ou crainte de ne pas réussir un recueil de sperme le jour de la tentative.
– Pour les ovocytes, il peut s’agir d’un choix exprimé par le couple vis-à-vis de la congélation embryonnaire.
 
Dans le cadre d’un projet parental en cours, la conservation du sperme n’est pas envisagée sur une très longue période. 
En 2014, 5700 patients ont bénéficié d’une autoconservation de spermatozoïdes au cours d’une prise en charge en AMP pour 3500 tentatives d’AMP, toutes techniques confondues. 

– Pour les ovocytes, il peut s’agir d’un choix exprimé par le couple vis-à-vis de la congélation embryonnaire.
la technique de vitrification des ovocytes étant maintenant au point, cette possibilité pourrait êre proposée dans l’avenir ?(nouvelle loi de bioéthique 2018).

B- Les autoconservations dans le cadre de la préservation de la fertilité
La conservation des gamètes et/ou de tissus germinaux en vue de préserver la fertilité est aujourd’hui une réalité. Elle entre dans le champ des activités d’AMP et est actuellement proposée dans une cinquantaine de centres d’AMP disposant d’une autorisation spéciale.
Ce type d’autoconservation se fait sur le long terme car pratiquée sur des sujets généralement jeunes et pouvant devenir stérile pour différentes raisons médicales demandant des traitements stérilisants : chirurgicaux, médicamenteux ou ionisants.