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LA SPERMOCULTURE
in "Biologie de la Reproduction cahier 1" - copyright fivfrance


Quelques repères :

Les antécédents d’infection de l’appareil génital (épididymites, orchites,prostatites, infections urinaires,urétrites…) représentent 20 à 25% des cas d’infertilité masculine.

la pathologie asymptomatique à chlamidia représente 40% des urétrites et des épididymites de l'adulte
Les Mycoplasmes (Ureaplasma urealyticum) sont isolés dans plus de 30% des spermocultures chez des hommes infertiles mais sa responsabilité est encore difficilement prouvée dans l’infertilité masculine

Une spermoculture, pourquoi faire ?


En routine, pour :
- Soigner une infection douloureuse
- Se prémunir des complications possibles à venir (prostatite, orchi-épididymite)
- Préserver sa conjointe car il n’est pas péremptoirement démontré qu’une infection interfère directement sur le spermatozoïde, in vivo….

En AMP pour :
- Eviter la contamination des cultures embryonnaires in vitro par le sperme. Ce qui évitera d’annuler la tentative en cours.


 

Effets collatéraux d’une infection microbienne aigue sur le tractus génital.

Les germes et les leucocytes sont, entre autres, générateurs de radicaux libres oxygénés ou dérivés actifs de l’oxygène (DAO)
Le liquide spermatique possède un pouvoir anti-oxydant efficace mais limité.
En cas de débordement, il y aura la possibilité d’effets délètères possibles des DAO sur :
- l'appareil génital : lésions épitheliales de l’epididyme (généralement non
reversible)
- les glandes annexes : lesions sur prostate et vesicules séminales (réversibles)
- les spermatozoïdes (fragmentation de l’ADN)

Quand faire une Spermoculture ?

Elle est réalisée quand on découvre une leucospermie élevée, associée ou non à une teratozoospermie.
L’augmentation des spermatozoïdes à flagelle enroulé est considérée par certains comme liée à un facteur infectieux.

On considérera d’abord les caractéristiques de la flore : Monomorphe, polymicrobienne avec un germe dominant, ou polymicrobienne sans germe dominant.

On considérera ensuite le germe isolé ainsi que son importance en « Unité Faisant Colonies » par ml. (UFC / ml).

Selon le type de germe et sa concentration, on établira un antibiogramme pour un traitement éventuel.

Pour un germe saprophyte dominant ou un Mycoplasme Ureaplasma on considère que la culture est positive au dessus de 10.000 germes / ml.

Pour un germe reconnu pathogène, on considère que la culture est positive au dessus de 1000 germes / ml.
La culture de plusieurs germes banaux sans prédominance est considérée comme négative, à surveiller (conditions d’hygiène ?).

 

Enfin, dans les cas un peu difficiles, il faudra penser aux infections hautes des
glandes annexes et de la prostate par des germes anaerobies : Bacteroïdes,
bifidobactéries, fusobactérium, lactobacille,peptococcus…
Et aussi, bien sûr, au Bacille de Koch.

La sérologie des chlamydia sera préférée à la recherche directe.

art.fvf maj 02/2017