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INTERET ET VALEURS DE L'AMH - HORMONE ANTI-MULLERIENNE

Chez la femme

l'AMH est produite par les cellules folliculaires de la granulosa.
Plusieurs études ont démontré une corrélation entre sa synthèse et le développement folliculaire au cours d'un cycle.
On peut considèrer aujourd’hui que le niveau d'AMH chez les femmes devant subir une tentative d’ AMP représentent un facteur prédictif de succès de la ponction ovocytaire. En effet, son taux sanguin est  corrélé  avec le nombre de follicules antraux détectés à l'échographie et l'âge de la patiente, mais pas avec les taux de FSH (ou d'inhibine B).
Cependant, l’AMH, tout comme le CFA, ne permet pas d’apprécier l’aspect qualitatif.

On considère qu’un taux normal est compris entre 2,5 et 6 ng/ml.

En 2003 une étude utilisant la méthode de :« Categorical regression with optimal scaling » avait montré une valeur seuil de 1,08 ng/ml au dessous de laquelle les grossesses devenaient exceptionelles. Ce qui semble toujours d'actualité pour les femmes de plus de 41-42 ans.

En revanche, dans des publications plus récentes, On pense qu' un taux bas d'AMH ne doit pas être utilisé pour exclure un couple de la fiv pour les femmes de moins de 30 ans. Les valeurs seuil de la mauvaise réponse se situent d'avantage autour de 0,75 ng/ml et doit être discutée en fonction de l'age (La Marca et al., 2007; Nelson et al., 2007).

une autre étude va aussi dans ce sens et montre que si avec un taux bas chez une femme jeune,le risque d’annulation est plus élevé, les chances de grossesse demeurent raisonnable (18%).
(J Belaish-Allart P Cohen-Bacrie et al - 2012)  

en conclusion:
L’AMH permet de prévoir les faibles réponses à la stimulation et, à l’inverse, les risques de dérapage de la stimulation (hyperstimulation). Ce qui permettra au clinicien d'adapter un traitement mieux adapté en fonction du resultats de l'AMH.
Des informations équivalentes peuvent aussi être obtenues par échographie en faisant le compte des follicules antraux.(CFA).

L'AMH reste donc un marqueur de la r éponse ovarienne, qui n'est pas corrélé au taux de grossesse. Facteurs liés à la diminution de l'AMH :
l'obésité (Su et al., 2008)
la diminution du taux d’AMH semble liée à des raisons physiologiques en relation avec l’obésité mais pas à une diminution de la réserve ovarienne
Le tabac (Freour et al., 2008) ,
La consommation d’alcool (Nardo et al., 2007)
L'origine ethnique (D.B. Seifer et al., 2008)




Une AMH élevée (>6/7 ng/ml) prédirait une baisse de probabilité à concevoir. (effet OPK-like, Cycles anovulatoires?)

LA RESERVE OVARIENNE


Chez l'homme
Fugisawa et ses Collaborateurs ( 2002 - Fertility and Sterility, 78:1001 : S33-S34.) ont constaté que les concentrations d'AMH dans le plasma séminal de l'homme adulte représentaient un bon marqueur de la spermatogenèse.
Les concentrations d'AMH dans le liquide séminal (149,0 + 254,0 pmol/L) parmi 39 hommes présentant une oligozoospermie étaient significativement plus basses que celles observés chez 10 hommes normaux (249,0 + 167,7 pmol/L) (p < 0,033).

Les concentrations d'AMH dans le liquide séminal étaient également corrélées avec le nombre de spermatozoïdes (p = 0,0350) et le volume testiculaire (p = 0,246). La concentration sérique de LH était aussi corrélée avec la concentration d'AMH dans le plasma séminal, à l'inverse des concentrations sériques de FSH, testostérone ou d'estradiol. Le dosage de l'AMH dans le liquide séminal pourrait être ainsi un bon marqueur du développement des cellules de Sertoli et ainsi de la spermatogenèse.

Le taux d'AMH dans le plasma séminal et les résultats histologiques des biopsies testiculaires de ces 23 patients a révélé que les taux indétectables d'AMH étaient associés à une absence de spermatozoïdes, alors que de faibles taux d'AMH étaient détectés chez les patients avec spermatogenèse conservée.
Ainsi, la recherche d'AMH dans le plasma séminal de l'homme adulte au cours d'un bilan d'infertilité représenterait un intérêt tout particulier chez des patients azoospermiques non obstructifs avec spermatogenèse conservée, et ce marqueur non invasif serait prédictif de la présence ou non de spermatozoïdes testiculaires (texte de P. Cohen-Bacrie in JTA- 2003).

- art.fvf maj 2015 -